09 octobre 2008
"Si toute l'histoire de l'humanité était ramenée au laps de temps d'une semaine, une journée équivaudrait à 660 millions d'années.
Imaginons que notre histoire débute un lundi à 0 heure, avec l'émergence de la Terre en tant que sphère solide. Lundi, mardi et mercredi matin, il ne se passe rien, mais mercredi à midi, la vie commence à apparaître sous forme de bactérie.
Jeudi, vendredi et samedi matin: Les bactéries pullulent et lentement se développent.
Samedi après-midi, aux alentours de 16 heures, surgissent les premiers dinosaures, lesquels disparaitront cinq heures plus tard. Quand aux formes de vie animale plus petites et plus fragiles, elles se répandent de manière anarchique, naissent et disparaissent, ne laissant subsister que quelques espèces rescapées par hasard des catastrophes naturelles.
Ce même samedi, l'homme apparaît à minuit moins trois minutes. Un quart de seconde avant minuit, les premières villes sont là. A un quarantième de seconde avant minuit, l'homme lance sa première bombe atomique et s'éloigne de la Terre pour poser le pied sur la Lune.
Nous imaginons posséder une longue histoire, mais en fait nous n'existons en tant qu'"animaux modernes conscients" que depuis un quarantième de seconde avant la fin de la semaine de notre planète. "
Issu de l'"Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, Tome V" de Edmond Wells (Lui même issu du "le souffle des dieux" de Bernard Werber)
19 août 2006
je suis la fille du nord (De Marguerite Brouhon)
Je suis la fille du Nord,
la fille des pluies, la fille des ports,
la fille des bancs
qui rêvent aux absents
à l'heure où dans la brume,
s'allument les feux de lune.
Je suis la fille du Nord,
je suis la fille d'un mort.
Nous étions quatre au jardin de nos roses.
Je n'ose imaginer le salon de province
Quand le prince de mon coeur et de ma destinée
tu siégeais au fauteuil de mes jeunes années.
Hélas, la minute est tombée
qui tranche d'un seul coup
le cou de mon aimé.
Qù vais-je te trouver, toi, mon amour?
Dans quels abîmes, sur quelles cimes?
Quand donc viendra le jour des épousailles,
sous quel portail
des plus jamais ou des toujours
retrouverais-je le seul sourire
qui fit pleurer ma vie,
qui fit pleurer mes rires?
Afin de mieux t'atteindre,
je redeviens poupée,
gisante aus yeux de verre
et te cherchant mon père
au pays des orphées...
Je peux sonner du cor aus frontière des morts,
il reste un tissu noir tendu entre nos corps.

Photo: Mer du nord (La Panne-2002)
03 août 2006
L'hymne au soleil d'Akenaton (Rediff.)
Tu te lèves beau dans l'horizon du ciel,
Soleil vivant, qui vit depuis l'origine...
Tu as rempli tout pays de ta beauté.
Toi qui es Râ, tu les soumets tout entiers,
Tu les lies de ton amour.
Tu es loin, mais tes rayons sont sur la terre.
Tu es sur le visage des hommes,
Et l'on ne connaît pas tes venues.
Quand tu reposes à l'Occident sous l'horizon,
La terre est dans une ombre
Semblable à celle de la mort.
Les hommes dorment dans leurs maisons,
Leurs têtes sont couvertes, leurs narines obstruées,
Aucun oeil ne voit un autre.
On vole aux dormeurs
Tous leurs biens qu'ils ont mis sous leur tête
Sans qu'ils s'en aperçoivent.
Tout lion sort de sa tanière,
Et toute bête venimeuse mord.
Il fait noir,
La terre est dans le silence,
Celui qui a fait les êtres se repose dans son horizon.
A l'aube tu resplendis dans l'Horizon...
Dans le jour, tu chasses le noir...
Les Deux Pays s'éveillent en fête,
Les hommes se lèvent sur leurs pieds,
Leurs bras s'ouvrent pour adorer ton lever.
La terre entière fait son ouvrage.
Tout bétail est heureux de sa provende;
Les arbres et les plantes verdoient,
Et les oiseaux s'envolent de leurs nids;
Leurs ailes s'ouvrent, adorant ton âme.
Tous les chevreaux sautent sur leurs pieds,
Tout ce qui vole et bat des ailes
Vit quand tu resplendis pour eux.
Les bateaux montent et descendent le Fleuve.
Toute route s'ouvre parce que tu apparais.
Les poissons dans le fleuve sautent devant ta face;
Tes rayons vont au fond de la mer.
(...)
Extrait de "l'hymne au soleil d'Akenaton" (XVIIIe dynastie. Akenaton. 1370-1352 av. J.-C.)
tiré du livre "Trésor de l'Egypte" par Samivel.
02 juin 2006
Petite église d'Esposende
"Et si vous voulez connaître Dieu ne soyez pas préoccupés de résoudre des énigmes.
Regardez plutôt autour de vous et vous Le verrez jouant avec vos enfants.
Et regardez dans l'espace; vous Le verrez marchant dans les nuages, étendant Ses bras dans l'éclair et descendant en pluie.
Vous Le verrez souriant dans les fleurs, puis se levant et mouvant Ses mains dans les arbres." (Khalil Gibran)
25 avril 2006
La révolution des oeillets (Denis Morin / Daniel dos Santos / Daniel dos Santos )
J'allais, sur l'âge de raison
L'oeillet, tomba sur le toit des maisons
Le pays d'ou je viens
Sortira de l'enfance
Dans laquelle le tiens
Un vieil homme tout rance
Sale hasard, si tu nais sous la dictature
Tu finis en pâture
L'amour, et la liberté
Y'avait-, on jamais goutté ?
Tous les jours qu' Dieu faisait
Cachée dans les chapelles
La peur qui suppliait
Jésus comme seul rebelle
Salazar, envoyait sur l' bateau sans fond
Ses ennemis aux poissons
C'était la révolution des "oeillères"
Longtemps après la guerre des roses
Noblesse des coeurs qui comprenaient
Qu' le sang et le rouge ne sont pas les mêmes choses
C'était la révolution des "oeillères"
Longtemps après la guerre des roses
Beauté des âmes qui désiraient
Que nulle goutte ne coule, que rien n'explose
Enfin, les temps allaient changer
L'info, en radio a chanté
Par ce beau jour d'Avril
Un oeillet au fusil
Les hommes prirent la ville
Un seul jour a suffit
L’espoir, voulait un autre avenir
Il fallait en finir
21 avril 2006
Extrait: "Le zèbre" d'Alexandre Jardin
Plus elle y pensait, plus l'outrance de Gaspard lui paraissait sage. Oui, il avait eu raison de faire feu de tout bois pour réchauffer leur passion. Oui, il y avait urgence. Oui, la mort était pour demain; car elle est toujours en avance. Oui, il faut cesser de ne pas s'aimer à la folie. Oui, les lunes de miel sont un rêve trop fugace; chaque jour doit en être une, oublions l'infect conditonnel. Impossible? Oui, et alors? Oui, il est raisonnable de ne pas l'être; les tenèbres nous talonnent de trop près.
07 avril 2006
"All babies" de Sinead O'connor
All babies are born saying God's name
Over and over,
All born singing God's name
All babies are flown from the Universe
From there they're lifted by the hands of angels
God gives them the stars to use as ladders
She hears their calls
She is mother and father
All babies are born out of great pain
Over and over
All born into great pain
All babies are crying
For no-one remembers God's name
All babies are born saying God's name
Over and over,
All born singing God's name
All babies are flown from the Universe
From there they're lifted by the hands of angels
God gives them the stars to use as ladders
She hears their calls
She is mother and father
All babies are born out of great pain
Over and over
All born into great pain
All babies are crying
For no-one remembers God's name
There's only love
There's only love
There's only love in this world
There's only love
There's only love
There's only love in this world
27 mars 2006
Je suis immunisée
Je suis immunisée contre ton amour.
Je suis de fer, je suis de pierre.
Les rues me portent au-delà de la terre.
Je ne veux plus rien.
J'ai brisé mes chaînes.
Un seul chemin:
Celui de ma haine.
Je te tuerai.
A coup de fer, à coup de pierres.
Je porterai ta mort
La tête haute
Couronnée d'or.
J'ai jeté tout.
Ma corde au cou.
...me ramène.
Si tu savais
Combien je t'aime!
Marguerite Brouhon
20 mars 2006
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué...Heu non, c'est le contraire!
"PETITE HISTOIRE CLASSIQUE :
Le chimpanzé et le chercheur
Un chercheur étudiait la capacité des chimpanzés à résoudre un problème :
il suspendit une banane au centre du plafond,
à une hauteur telle que même en sautant le chimpanzé ne pouvait l'atteindre.
La pièce ne contenait que quelques cageots disposés çà et là.
Le chimpanzé penserait-il à empiler les cageots pour grimper dessus et manger
la banane ?
Il attendit patiemment que le chercheur passât juste en dessous de la banane,
sauta sur ses épaules et attrapa la banane !
Conclusion... un problème apparemment compliqué peut quelquefois se révéler très simple"
Source: Mathématiques magiques
18 décembre 2005
Etre un arc stable...
Merci Lali.
Tu m'as rappelé ce magnifique passage du "Prophète" de Khalil Gibran dans les commentaires sur Maternité.
« Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez-nous des enfants.
Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.
Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L’Archer voit le but du chemin de l’infini et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par le main de l’Archer soit pour la joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable. »








